Ressources pour les professionnels de la prévention

L'équipe de l'FAC étant restreinte, nous examinons les demandes d'action d'information sur les addictions comportementales au cas par cas. Nous proposons dans cette page, quelques pistes pour des contacts et des ressources documentaires.

 

Ressources disponibles sur notre site 

 

Outils de prévention

Des listes d'outils de prévention avec un descriptif complet et un contact pour les commander sont disponibles pour notre espace « L'information ».

 

Partenaires pour la promotion de la santé

 

Pour des actions de promotion de la santé, vous pouvez contacter :

 

Pour une information concernant l'usage des jeux vidéo, vous pouvez contacter : 

  • Les promeneurs du Net : personnes qui se proposent sur le territoire français pour mener des actions de sensibilisation aux bonnes pratiques de l'Internet
  • Pedagojeux : partenariat avec « Les ambassadeurs de Pedagojeux »
  • Vanessa Lalo : elle propose des groupes d'échanges pour les parents, adolescents et professionnels. La contacter via son site Internet

 

« Les ambassadeurs de Pedagojeux »

Ressources pour les lycéens (TPE)

Cette page propose de simplifier les recherches des lycéens sur notre site Internet et donne quelques pistes pour trouver des ressources.

 

N. B. : L'équipe de l'IFAC étant restreinte, il ne nous est pas possible de répondre positivement à toutes les demandes de rendez-vous. Nous étudierons chacune au cas par cas. 

 

 Pour vous aider dans la recherche de ressources sur les addictions comportementales, nous vous conseillons d'aller sur les pages de définition des addictions : 

Addictions comportementales

Addiction aux jeux de hasard et d'argent

Addiction aux jeux vidéo

Addictions alimentaires

Dépendances affectives et sexuelles

Addiction au sport

Addiction au travail

 

Un espace documentaire

Il est à la disposition de chaque visiteur du site en cliquant ICI. Il propose des articles en téléchargement, des émissions de radio, des vidéos. La recherche peut se faire par type de document ou par thématique ou les deux ensemble. 

 

Des données chiffrées

Dans chaque rubrique sur les addictions, nous avons - quand il existait des données disponibles - recensé des données sur les conduites addictives par thématique. 

 

Des listes d'outils de prévention

Elles sont disponibles dans l'espace information 

 

Des interviews de spécialistes des addictions comportementales

Dans chaque numéro de notre newsletter, nous donnons la parole à un spécialiste des addictions comportementales. Vous pourrez télécharger les interviews sur cette page

 

Contact presse

Le Service de communication du CHU est chargé de gérer et d'organiser les demandes des médias (presse écrite, radio, télévision, web...) intéressés par les thématiques traitées au sein de l'IFAC. Il centralise toutes les demandes et oriente les médias vers les interlocuteurs concernés (psychiatres addictologues, équipe de recherche...).

 Dans la mesure où de nombreuses demandes sont faites à l'IFAC, l'équipe se voit contrainte de faire des choix dans ses réponses. Par ailleurs, nous déclinons systématiquement la demande d'interviews de patients.

 

» Contacter ICI le service de communication du CHU

 

 

Définition des addictions comportementales

Voir la page de notre site : http://www.ifac-addictions.fr/les-addictions-comportementales.html

 

Données chiffrées concernant les addictions comportementales

 

Jeux de hasard et d'argent

 

Portrait du joueur en ligne

Depuis quelques années,  le profil des joueurs s’est un peu modifié. Le joueur-type serait  : un homme, plutôt jeune, diplômé, actif et qui appartient à une catégorie sociale supérieure donc  disposant de plus de ressources financières.

 

Pratiques de jeu

Une majorité des pratiques de jeu se concentre sur un unique type de jeu : 63 % des joueurs en ligne ne pratiquent qu’un type de jeu, 41 % ne pratiquent que des jeux de loterie. Les pratiques sur Internet sont globalement plus intensives (en termes de fréquence et de dépense) et plus problématiques que celles sur les supports traditionnels .

 

Jeu problématique

Le jeu à risque modéré concerne 3,9 % des joueurs et le jeu excessif, 0,9 % . Parmi les joueurs qui jouent en ligne, 9,4 % sont des joueurs à risque modéré et 13 % des joueurs excessifs, en grande difficulté. La proportion de joueurs à risque modéré est restée stable en cinq ans (10,4 % en 2012). La part des joueurs excessifs a significativement progressé (6,6 % en 2012).
On constate un lien fort entre les facteurs d’intensité des pratiques (fréquence, dépense, durée) et la prévalence du jeu excessif.
La part de jeu problématique varie très fortement selon la nature des jeux pratiqués ; elle est bien plus élevée en ce qui concerne les activités non régulées. Être un homme, jeune, diplômé, être actif, chômeur ou étudiant, avoir de faibles revenus sont des caractéristiques sociodémographiques liées à une plus forte proportion de jeu problématique.

 

Montant des dépenses

La dépense médiane 2 déclarée par les joueurs en ligne en 2017 est de 240 euros (la moitié des joueurs dépensent moins ou plus que cette somme). Elle est en progression par rapport à 2012 (208 euros). La dépense moyenne est bien plus élevée, 1 500 euros,signe d’une grande disparité de pratiques et de la présence d’une minorité de joueurs très dépensiers

 

Impacts du jeu

L’activité de jeu à un impact négatif sur leur vie quotidienne de 28,1 % des joueurs. Parmi les impacts négatifs, les joueurs déclarent :

  • retarder l’heure du coucher ou de rester éveillé (16,2 %)
  • grignoter pendant le jeu (13,7 %)
  • sauter des repas (5,9 %)
  • avoir des relations difficiles avec les autres [conflits, remarques…] (3,1 %).

 

Jeux vidéo

 

Prévalence à l'international et en Europe

Sur 27 études réalisées  entre 1998 et 2016 et dans 14 pays d’Europe, 8 pays d’Asie du Sud-Est, les Etats-Unis, l’Australie… on a trouvé un pourcentage moyen de prévalence de 4,7 %.

Les études européennes donnent une proportion de joueurs « addicts » qui s'échelonnent entre 2,1 et 3,6 %.

 

En France

La seule enquête française disponible est celle du Programme d’étude sur les liens et l’impact des écrans sur l’adolescent scolarisé (PELLEAS) réalisée en 2013 qui révèle qu’un élève sur huit avait un usage problématique des jeux vidéo (panel de 2 000 élèves de la région parisienne).

 

Troubles du comportement alimentaire

 

En Europe

Différentes études ont montré qu’en Europe, les taux de prévalence pour :

  • l’anorexie se situent entre 0,3 et 4 %
  • la boulimie entre 1 et 2 %
  • le « Binge eating disorder » entre 1 et 4 %

Les troubles alimentaires concernent de 0,3 à 0,7 % des hommes. Ces chiffres concernent les personnes entre 15 et 30 ans.

 

En France

Une étude datée de 2008 donne des taux d'anorexie de 0,5 % pour les femmes entre 12 et 17 ans et de 0,03 % pour les hommes. L'anorexie concerne pour 90 % des jeunes filles ou jeunes femmes.

 

Une étude sur la maigreur

Les données de l’étude Esteban (2015) montrent que la maigreur a significativement augmenté, passant de 8% à 13%, cette augmentation touchant principalement les filles de 11-14 ans. Elle était de 4,4% chez les 18-39 ans et diminuait ensuite pour rester inférieure à 2% dans les classes d’âge supérieures. Chez les hommes, elle a connu une augmentation significative, passant de 0,7% en 2006 à 2,4% en 2015.

La cyberdépendance

La France comptait plus de 52,7 millions d'internautes1 en mai 2018 soit 83,8 % des Français de deux ans et plus avec 67,2 % de la population française qui se se sont connectés quotidiennement (42,2 millions). 2/3 des Français se connectent tous les jours et le temps passé sur la toile est de 1 h 28 (en moyenne. 15 % comptabilisent à eux seuls près de la moitié du temps total passé sur internet. Avec plus de 30 millions de mobinautes chaque jour (48 %), le smartphone est le premier écran pour se connecter au quotidien, devant l’ordinateur. Quels sont nos rapports avec le numérique ? Peut-on craindre de devenir cyberdépendant ou cyberaddict ? Quels sont les signes d’une cyberdépendance ? Comment savoir si l’on est cyberdépendant ? Existe-t-il des prises en charge pour la cyberdépendance ?

 

Qu’est-ce que la cyberdépendance ?

C’est une utilisation récurrente et persistante des multiples applications d’Internet dont l’usage devient une conduite difficilement contrôlable avec pour conséquence, une souffrance cliniquement significative2. Pour le moment le trouble lié à l’usage des jeux vidéo est le seul reconnu dans le manuel diagnostique (annexe DSM-5) et la CIM-11 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Les usages d’Internet et des écrans sont multiples :

  • achats en ligne, sites d’enchères, transactions boursières,
  • recherche d’informations,
  • cyberrelations : mails, chats, blogs, réseaux sociaux,
  • jeux en ligne (jeux de hasard et d’argent et jeux vidéo),
  • pornographie via Internet et sites dédiés au sexe.

 

Différents termes qualifient cette cyberdépendance. On la nomme :

  • trouble de dépendance à Internet,
  • utilisation pathologique de l'Internet (PIU),
  • utilisation problématique d'Internet,
  • utilisation excessive d’Internet,
  • utilisation compulsive de l'ordinateur,
  • dépendance au virtuel.

 

Profils de personnalité d’un cyberdépendant

Les critères diagnostiques de l’addiction à Internet n’étant pas reconnus, il est difficile de faire un diagnostic. La psychologue Kimberly S. Young, psychologue américaine a défini en 1998, huit symptômes3 :

  • la préoccupation,
  • le changement d’humeur lorsqu'on essaie d'arrêter l'usage de l'Internet,
  • le besoin d’augmenter le temps passé sur Internet,
  • les efforts pour arrêter l’usage d’Internet sans y parvenir,
  • le besoin de rester en ligne plus longtemps que prévu,
  • les mensonges à propos de son utilisation d’Internet,
  • la mise en danger de relations affectives au profit de l’usage d’Internet,
  • l’usage d’Internet va permettre d’échapper à des problèmes ou de soulager un mal-être.

Dans l’étude de Magali Dufour4 la majorité de l’échantillon des personnes interrogées (56,1 %) présente un autre problème de santé mentale (abus de médication, consommation de psychotropes, anxiété, dépendance, dépression).

 

Pourquoi se plonge-t-on dans l’utilisation excessive de l’Internet ?

L’addiction naît d’une interaction entre des facteurs environnementaux, individuels et liés à l’objet d’addiction. La dépendance à Internet montre des traits de personnalité avec :

 

Des vulnérabilités individuelles :

  • des comorbidités psychiatriques et addictives: anxiété sociale, dépression, trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH),
  • des traits de personnalitécomme : la timidité, le neuroticisme, la vulnérabilité au stress, la tendance à la procrastination, la faible estime de soi, le sentiment d’auto-efficacité faible, l'impulsivité,
  • des problèmes de sommeil,
  • des difficultés scolaires et un manque de motivation,
  • des distorsions cognitives et des stratégies de coping dysfonctionnelles,
  • une vulnérabilité biologique et neurologique.

 

Des vulnérabilités environnementales :

  • isolement, peu de soutien social,
  • solitude à l’école,
  • difficultés familiales: manque de cohésion et de communication, conflits, manque de soutien, plus de divorces et familles mono-parentales.

 

Des vulnérabilités liées à Internet :

  • Les trois A : accessible, anonyme, abordable5
  • le FoMO (fear of missing out - peur de manquer quelque chose),
  • effet de désinhibition.

 

A combien estime-t-on le nombre de cyberdépendants ?

La psychologue Daria Kuss6 a, dans une communication en 2016, répertorié un certain nombre d’études épidémiologiques. Les pourcentages d’addiction à Internet varient énormément – en particulier à cause des méthodes de reccueil de données - avec un chiffre généralement plus élevé dans les pays d’Asie (10,9 %).

En Europe, les taux de prévalence  se situent entre ont de 1 % et 18,7% selon les études8.

 

Quelles sont les conséquences psychologiques d’une utilisation excessive de l’Internet et des réseaux sociaux ?

 

Conséquences physiques possibles :

  • troubles du sommeil,
  • syndrome du canal carpien,
  • assèchement des glandes lacrymales, trouble de la vue,
  • maux de tête,
  • crise d’épilepsie (rare),
  • maux de dos, dans les épaules, dans les doigts,
  • repas irréguliers ou sautés,
  • dénutrition, perte de poids,
  • mauvaise hygiène personnelle,
  • épuisement, fatigue chronique.

 

Conséquences psychiques possibles :

  • désintérêt général,
  • désinvestissement relationnel,
  • difficultés de verbalisation et d’introspection,
  • résistance à reconnaître le problème, le déni,
  • problèmes de comportement.

 

Conséquences sociales et affectives :

  • isolement,
  • absence de relations amoureuses,
  • conséquences scolaires

 

La prise en charge

L’abstinence totale n’est pas un objectif possible. L’association entre un traitement médicamenteux et une thérapie comportementale et cognitive  a démontré son efficacité. Il est également important d’y associer l’engagement dans un groupe de soutien afin de lutter contre l’isolement social et, une thérapie familiale. Celle-ci peut, en particulier pour les adolescents, améliorer les relations et développer la communication intra-familiale9. Les prises en charge porteront sur la motivation au changement, le contrôle de l’usage… L’intervention s’adaptera bien sûr à la personnalité du patient et au degré d’intensité de sa problématique.

Cette prise en charge devra permettre à la personne de réinvestir les différentes sphères de vie - non virtuelle - le but étant de se réapproprier sa liberté et la capacité à faire des choix à travers d’autres activités et stimulations valorisantes.

Les applications des smartphones ouvrent des perspectives dans la prise en charge des addictions. Leur grande accessibilité, la diversité d’outils proposés pour le soutien à la prise en charge, guides d’auto-aide… facilitent l’appropriation par le patient et lui permettent d’être acteur de sa « psychothérapie ».

 

Le rôle des parents

Des guides, brochures, flyers d’information sont publiés régulièrement. Des conseils y sont donnés aux parents comme :

  • établir avec leur enfant/leur adolescent des règles et fixer des limites,
  • dialoguer autour de l’utilisation d’Internet,
  • mettre en garde le cas échéant sur les dangers d’Internet,
  • veiller à ce que l’enfant/l’adolescent pratique des activités en dehors de la « navigation » sur les écrans,
  • si la situation devient difficile à gérer, rechercher l’aide d’un tiers (consultation auprès d’une maison d’adolescent (MDA), d’un centre de consultation jeune consommateur (CJC)…

 

La prévention

Pour les plus jeunes, l’éducation  aux médias joue un rôle crucial dans la prévention de la cyberdépendance. Les parents et les éducateurs doivent être sensibilisés à une utilisation excessive des réseaux sociaux. Ils doivent être capables d’identifier chez leurs enfants et adolescents, des changements de comportement et de centres d’intérêt. Les programmes scolaires pourraient fournir aux jeunes des conseils et du soutien en particulier autour des compétences psychosociales.

 

Recommandations pour les parents :

  • contrôle parental (logiciels),
  • temps de connexion contrôlé, mais ne pas interdire l’accès…,
  • il ne faut pas hésiter à interdire les sites qui nous paraissent trop violents ou sexistes,
  • établir un horaire avec eux,
  • établir des règles claires en cas de non respect des horaires,
  • Leur rappeler qu’ils ont d’autres choses à faire aussi (sport, tâches ménagères),
  • Le travail scolaire est la priorité sur Internet,
  • Observez l’attitude de votre enfant ! Si vous avez l’impression qu’il se réfugie dans son monde à lui en utilisant Internet, engagez une conversation avec lui,
  • Installez l’ordinateur dans un endroit de passage.

Internet a également des effets positifs ! N’interdisez pas Internet à vos enfants !

 

Quelques conseils de lecture

Stora M, Ulpat A. Hyperconnexion. Paris: Larousse; 2017.

 

Achab S, Zullino D. L’ère numérique, une époque de mutations pour la médecine des addictions. Psychotropes. 2017;23(3):9-20.

 

Suissa AJ. Sommes-nous trop branchés ? La cyberdépendance. Québec: Presses de l’Université du Québec; 2017.

 

Juneau S, Martel J. La cyberdépendance : un phénomène en construction. Déviance et Société. 2014;38,(3):285-310.

 

Et encore...

L’actualité sur la cyberdépendance dans l’espace documentaire de l’IFAC

 

 

 

1 L’Année Internet 2017. Médiamétrie, février 2018.

2 Young KS. Internet addiction: the emergence of a new clinical disorder. Cyberpsyhol Behav. 1998;1(3):237-44.

3 Cf note 2.

4 Dufour M, Nadeau L, Gagnon SR. Tableau clinique des personnes cyberdependantes demandant des services dans les centres publics de readaptation en dependance au Quebec: etude exploratoire. Sante Mentale au Quebec. 2014;39(2):149-68.

Cooper A, Scherer CR, Boies SC, Barry L. Gordon BL. Sexuality on the Internet: from sexual exploration to pathological expression. Prof Psychol Res Pr. 1999;30(2):154-64.

 6 Kuss DJ. Internet  addiction: the problem and treatment. Addicta: The Turkish Journal on Addictions. 2016;3(2):1‒8.

7Cheng C, Li AY. Internet addiction prevalence and quality of (real) life: a meta-analysis of 31 nations across seven world regions. Cyberpsychol Behav Soc Netw. 2014;17(12):755-60.

 8 Pontes HM, Kuss DJ, Griffiths MD. Clinical psychology of Internet addiction: a review of its conceptualization, prevalence, neuronal processes, and implications for treatment. Neurosci Neuroecon. 2015;4 Pages 11-23.

9 Liu QX, Fang XY, Yan N, Zhou ZK, Yuan XJ, Lan  J, et al. Multi-family group therapy for adolescent Internet addiction: Exploring the underlying mechanisms. Addictive Behaviors. 2015;42:1-8.

Les jeux de hasard et d’argent à 17 ans en 2017

Les jeux d'argent et de hasard à 17 ans

En mars 2017, un échantillon de 13 000 garçons et filles âgés de 17 ans convoqués à la Journée défense et citoyenneté (JDC) a été interrogé sur leurs éventuelles pratiques de jeux de hasard et d’argent (JHA).

 

Une pratique interdite aux mineurs mais stable depuis 2011

Même si l’offre de jeux (jeux de tirage, de grattage, pronostics sportifs ou jeux dits de casino) est interdite aux mineurs, cela n’empêche pas 39 % d'entre eux de déclarer avoir joué à un JHA dans l’année. Les garçons sont près d’un sur deux à avoir joué.

 

Jeux les plus pratiqués « en dur »

Les jeux les plus pratiqués sont les jeux de tirage et de grattage (31 %) devant les pronostics et paris sportifs (17 %) et les jeux de casino (3,6 %). C’est la deuxième catégorie de jeux qui progresse le plus, notamment compte tenu de leur développement sur Internet. Là encore les garçons sont davantage concernés : un quart d'entre eux a joué en ligne dans l'année (vs 7 % des filles). La grande majorité des joueurs déclarent ne pas jouer sur Internet (82,8 %) ou alors ne le faire que rarement même si la part des jeunes jouant sur Internet a progressé entre 2011 et 2017, passant de 14,4 % à 17,2 %.

 

Le montant des mises

Les joueurs ont déclaré une mise de 15 euros ou plus au cours du mois précédant l’enquête. Le montant médian dépensé pour jouer à des « jeux de casino » est de 30 euros ; il est de 20 euros pour les pronostics et paris sportifs et de 10 euros pour les jeux de tirage ou de grattage.

 

Joueurs à risques

Chez les jeunes de 17 ans ayant joué au cours de la semaine précédant l’enquête, plus de la moitié présenteraient un risque, même faible (53 % et 63 % parmi les garçons), 3,4 % des jeunes présentant un risque élevé.

Si la part des joueurs à risque s’avère légèrement supérieure à celle de 2011 (50 %), on note surtout un plus grand nombre d’adolescents répondants aux critères de risque modéré ou élevé en 2017 (20 % vs 17 % en 2011) sans pour autant que la part de joueurs à risque élevé n’ait évolué entre 2011 et 2017.

 

Rejouer pour se « refaire »

Parmi les différents comportements à risque, c’est le fait d’avoir rejoué pour récupérer l’argent perdu qui prédomine très largement (21,2 % des joueurs). Un joueur sur dix déclare avoir déjà misé plus d’argent qu’il ne pouvait se le permettre (10,2 %).

 

» Télécharger les résulats de l'enquête

Écrans : quels bouleversements pour le cerveau ?

Logo Cit-Sciences redCette conférence organisée dans le cadre des conférences « Santé en questions » se déroulera le jeudi 13 septembre 2018 à 19h à la Cité des sciences et de l'industrie à Paris en présence de trois intervenants : Francis Eustache, neuropsychologue, Jean-Gabriel Ganascia, professeur d'informatique, Serge Tisseron, psychiatre.

» En savoir plus

Les pratiques de jeux d’argent sur Internet en France en 2017

Logo odj L’observatoire des jeux (ODJ) vient de publier les résultats d’une enquête sur les joueurs en ligne, huit ans  après l’ouverture d’une offre légale de paris sportifs, paris hippiques et poker sur  Internet. Voici quelques résultats de cette enquête « e-Games France 2017» publiés dans la note n° 9 de l’Observatoire des jeux en ligne.

 

» Télécharger l'enquête

» Télécharger le communiqué de presse

 

Portrait du joueur

 

Ce sont 22 750 internautes qui ont accepter de participer à l’enquête « e-Games France 2017» menée par Médiamétrie. On peut dresser un portrait du joueur en ligne : c’est un homme diplômé appartenant à une catégorie sociale légèrement supérieure. La moyenne d’âge est de 38 ans.
Les pratiquants de jeux de loterie, de paris hippiques, de machines à sous et de jeux de casino appartiennent à des milieux sociaux ou culturels plus modestes que les pratiquants des autres jeux. 63 % des joueurs en ligne ne pratiquent qu’un type de jeu, 41 % ne pratiquent que des jeux de loterie.

 

Dépense moyenne

 

La dépense moyenne est de 1 500 euros (1 200 euros en 2012). Toutefois, une minorité de joueurs (1 sur 10) dépense plus de 3 100 euros par an.

 

Temps passé à jouer

 

Les joueurs passent près d’une heure par jour, sur une année, pour le poker et 2 heures pour les machines à sous et les jeuxde casino.

 

Pourcentage de joueurs sur Internet

 

En 2012, 27,9 % des joueurs en ligne pratiquaient exclusivement ces jeux sur Internet. Ils sont 41,9 % à le faire en 2017.

 

Les jeux « PayToWin »

 

Ils sont très pratiqués par les Français ( 59,2 % de l’échantillon ont pratiqués au cours des douze derniers mois) . 15,4 % des enquêtés déclarent avoir dépensé de l’argent pour ces jeux annoncés comme gratuits. Des joueurs (9,1 % ) dépensent plus de 500 euros par an.

 

Joueur excessif

 

Les pratiques sur Internet sont globalement plus intensives (en termes de fréquence) et plus problématiques que celles sur les supports traditionnels .
2 joueurs sur 10 (19,1 %) présentent un risque faible de développer des problèmes, 2 sur 10 rencontrent des problèmes plus ou moins graves (9,4 % joueurs à risque modéré et 13,0 % joueurs
excessifs, en grande difficulté). Ce pourcentage de joueurs excessifs a significativement progressé depuis 2012 (+ 6,6 %).

 

Joueur problématique

 

La part de jeu problématique varie très fortement selon la nature des jeux pratiqués ; elle est bien plus élevée en ce qui concerne les activités non régulées.

 

Types de jeux

 

Ce sont les jeux de  loterie où l'on trouve le plus grand nombre de joueurs excessifs (32 %). Viennent ensuite : les machines à sous et jeux de casino (17 %), la multiactivité (16 %), les paris sportifs (12 %). Les joueurs à risque modéré sont 33 % à jouer principalement à des jeux de loterie, 24 % à des paris sportifs, 13 % au poker et 9 % aux paris hippiques. 

 

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