Les dépendances sportives

Si la pratique du sport est encouragée et valorisée par notre société, il apparaît que lorsqu'il est pratiqué de manière excessive il peut s'apparenter à une addiction.

 

La définition

Selon Hausenblas et Downs, la dépendance à l'activité physique ou la dépendance au sport (addiction au sport) se définit comme : « un besoin de pratiquer une activité physique qui se traduit par un comportement de pratique excessive, incontrôlée, se manifestant par des symptômes physiques et psychologiques ».


La dépendance à l'activité physique a donné lieu à de nombreux concepts :


Quand parle-t-on de dépendance à l'activité physique ?

L'addiction au sport s'installe progressivement lorsque l'individu n'est plus dans l'envie, mais lorsqu'il ressent un besoin compulsif irrépressible de pratiquer son sport. Pour ressentir les effets désirés, il va augmenter le nombre d'heures, et l'intensité de la pratique et ce, malgré les avis limitants des médecins.
La personne est dans la répétition d'un comportement sans satisfaction immédiate, avec une appropriation d'un style de vie sportif qui devient la seule manière de vivre.

A travers l'hyperactivité physique, les individus recherchent des sensations de plaisir, des émotions fortes, et un sentiment de bien-être. L'investissement permanent, la constante préoccupation du dépassement de soi et la surenchère à la performance deviennent alors les enjeux incontournables de la récompense.

Le sport peut devenir un refuge, une échappatoire, une solution d'évitement.

Sur le plan biologique, il existe des analogies entre les pratiques sportives et les usages de drogues : l'effort sportif intensif augmente le taux de dopamine dans les régions cérébrales impliquées dans les sensations de plaisir (Lowenstein W., Siri F., 2006).

Lorsque cette hyperactivité cesse, le sportif est en manque. Il va chercher des « flashs chimiques » à la hauteur de ce que lui a offert le sport pendant de longues années. La prise de substances psychoactives sera susceptible de devenir alors la réponse idéale pour pallier ces manques.

La prévalence

Sur un échantillon de 19 288 adolescents, De Moor et al, 2006 retrouvent 51,4 % de pratiquants réguliers (minimum 1 heure par semaine). En région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), l'Observatoire régional de la santé a mené une enquête auprès de 837 jeunes de 16 à 24 ans sur des sportifs inscrits dans des pôles de compétition. Les résultats montrent que 63,1 % pratiquent plus de 8 heures de sport par semaine.

Lejoyeux et coll. ont trouvé, en 2008, que 42 % sur un effectif de 300 personnes pratiquant le fitness, présentait une addiction au sport.

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