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Ecrans, jeux vidéo : tous dépendants ?

 

Les députés Audrey Dufeu-Schubert et Denis Masséglia, respectivement membres des groupes d'études Lutte contre les addictions et Jeux vidéo de l'Assemblée nationale, se sont 'associés à la Bibliothèque nationale de France pour proposer un colloque portant sur les notions de dépendance aux écrans et aux jeux vidéo.

 

1ère table ronde

La première table ronde réunissait : Audrey Dufeu-Schubert, Nicolas Prisse, président de la MILDECA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), Serge Tisseron, psychiatre, psychanalyste et président de l'association « 3-6-9-12 », Gaëlle Girardeau, co-fondatrice de Cood et Thomas Rohmer, président de l'Observatoire de la parentalité et de l'éducation numérique (OPEN).

»Voir la vidéo (1 h 17 mn)

 

2ème table ronde

La deuxième table ronde était animée par Denis Masséglia avec les intervenants suivants : Olivier Phan, psychiatre addictologue à la Clinique Dupré, Marion Haza, psychologue clinicienne et maître de conférence à l'Université de Poitiers, Olivier Gérard-Andrieu, coordonnateur Usages Numériques à l'UNAF et responsable du projet PédaGoJeux et Jean-Michel Delile, président de Fédération Addiction.

 » Voir la vidéo (1 h 30 mn)

 

 


 

Les jeux d'argent et de hasard à 17 ans

En mars 2017, un échantillon de 13 000 garçons et filles âgés de 17 ans convoqués à la Journée défense et citoyenneté (JDC) a été interrogé sur leurs éventuelles pratiques de jeux de hasard et d’argent (JHA).

 

Une pratique interdite aux mineurs mais stable depuis 2011

Même si l’offre de jeux (jeux de tirage, de grattage, pronostics sportifs ou jeux dits de casino) est interdite aux mineurs, cela n’empêche pas 39 % d'entre eux de déclarer avoir joué à un JHA dans l’année. Les garçons sont près d’un sur deux à avoir joué.

 

Jeux les plus pratiqués « en dur »

Les jeux les plus pratiqués sont les jeux de tirage et de grattage (31 %) devant les pronostics et paris sportifs (17 %) et les jeux de casino (3,6 %). C’est la deuxième catégorie de jeux qui progresse le plus, notamment compte tenu de leur développement sur Internet. Là encore les garçons sont davantage concernés : un quart d'entre eux a joué en ligne dans l'année (vs 7 % des filles). La grande majorité des joueurs déclarent ne pas jouer sur Internet (82,8 %) ou alors ne le faire que rarement même si la part des jeunes jouant sur Internet a progressé entre 2011 et 2017, passant de 14,4 % à 17,2 %.

 

Le montant des mises

Les joueurs ont déclaré une mise de 15 euros ou plus au cours du mois précédant l’enquête. Le montant médian dépensé pour jouer à des « jeux de casino » est de 30 euros ; il est de 20 euros pour les pronostics et paris sportifs et de 10 euros pour les jeux de tirage ou de grattage.

 

Joueurs à risques

Chez les jeunes de 17 ans ayant joué au cours de la semaine précédant l’enquête, plus de la moitié présenteraient un risque, même faible (53 % et 63 % parmi les garçons), 3,4 % des jeunes présentant un risque élevé.

Si la part des joueurs à risque s’avère légèrement supérieure à celle de 2011 (50 %), on note surtout un plus grand nombre d’adolescents répondants aux critères de risque modéré ou élevé en 2017 (20 % vs 17 % en 2011) sans pour autant que la part de joueurs à risque élevé n’ait évolué entre 2011 et 2017.

 

Rejouer pour se « refaire »

Parmi les différents comportements à risque, c’est le fait d’avoir rejoué pour récupérer l’argent perdu qui prédomine très largement (21,2 % des joueurs). Un joueur sur dix déclare avoir déjà misé plus d’argent qu’il ne pouvait se le permettre (10,2 %).

 

» Télécharger les résultats de l'enquête

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